MEMOIRES PRENATALES

LA FERTILITE SE DECIDE AVANT LA NAISSANCE

Depuis  près d’un quart du siècle, la médecine n’a cessé d’évoluer  en matière de la procréation.  Il est maintenant acquis que grâce aux nouvelles techniques, il est possible d’induire une grossesse à l’aide de nos propres gamètes ou avec ceux de donneurs. De même, les recherches débouchent régulièrement sur de nouvelles avancées quant à l’univers embryonnaire. Certaines facultés de l’embryon sont aujourd’hui connues.  Nous savons, par exemple que, dans la seconde partie de la grossesse, un fœtus est capable de reconnaître des sons, des odeurs, la lumière. Nous savons également qu’un bébé peut être stressé ou détendu dans le ventre de sa mère.

En outre, des médecins évoquent également la présence de la capacité sensorielle et une mémorisation des événements, in utero.  De nombreux thérapeutes et leurs patients pratiquant des thérapies reposant sur  l’ouverture de la conscience parlent de la présence d’une conscience embryonnaire. Médecins, psychologues, psychanalystes s’y intéressent de plus en plus.  Régulièrement, ils rapportent de leur expérience que la mémoire ne commencerait pas à la naissance. Elle  naîtrait  déjà au stade embryonnaire sous forme d’impressions visuelles, olfactives, auditives.

Toutes ses sensations s’enregistreraient et resteraient dans nos cellules comme des « traces », des « empreintes » des événements passés avant notre conception. Les paroles de nos parents, leurs émotions, leurs réactions, leurs pensées, leurs ressentis ayant lieu avant même l’acte sexuel de la conception,  seraient gravés dans nos cellules pour la vie entière.

Tout cela constitue un environnement de vie présent au moment de la création. C‘est l’énergie de la procréation. C’est elle qui, par le biais des mécanismes inconscients guide notre corps et notre esprit dans la vie jusqu‘à la future conception de nos propres enfants.

C’est l’énergie de nos parents au moment de notre création qui est à l’origine de notre désir ou pas d’être parents, de notre capacité ou pas à concevoir un bébé un jour.

La thérapie des mémoires  prénatales fait appel à une mémoire du corps pour retrouver les  blessures venant des émotions et vécus négatifs de nos parents. Devenus des blocages inconscients limitant, ils nous entravent dans nos désirs, notre projet d’avoir un enfant et notre capacité de le mettre au monde. C‘est un travail de véritable libération permettant d’identifier et d’enrayer ces blocages.

Question fréquente :

Je suis stérile. Si je suis la thérapie des mémoires prénatales, cela me permettra-il de redevenir fertile ?

Biologiquement non. Mais la question de la fertilité est très vaste. Il y a la fertilité strictement médicale c’est à dire le fait que notre appareil géniteur fonctionne apparemment bien avec des gamètes (ovocytes et spermatozoïdes) de bonne qualité, mais il y a aussi la capacité de procréer inscrite dans notre psychologie, dans notre vécu, dans le poids de nos histoires personnelles. Cette capacité (ou son absence) s’inscrit en nous pendant toute notre vie, de façon inconsciente. C’est pourquoi, malgré un corps en bonne santé apparente, malgré une quantité suffisante et une bonne qualité des embryons, la grossesse peine à s’installer si souvent. C’est aussi pour cette raison que nous avons affaire à une stérilité dite « inexpliquée ».

Le travail sur la mémoire prénatale permet de lever les blocages de l’inconscient. Dans le cas d’une personne stérile en raison d’un problème anatomique ou dans le cas d’une maladie (maladies auto-immunes, endométriose…), ce travail permet de rechercher les origines psychologiques de son installation et donc de la stérilité qui en découle. Dans le cas d’une insuffisance ovarienne, les causes peuvent être médicales, génétiques, environnementales mais aussi psychologiques.

En aucun cas, la thérapie ne vous rendra vos ovocytes ni ne guérira une stérilité biologique, elle ne pourra se substituer à un suivi par un professionnel de la santé. Toutefois, elle aide à comprendre l’origine de l’infertilité, à lui donner un sens et à  s’en libérer psychologiquement et émotionnellement.

Etre fertile c’est être en capacité de devenir parent quelque soit la technique médicale ou  l’adoption. Cette capacité est en chacun de nous. L’essentiel est d’en trouver chemin.

LA THERAPIE DES MEMOIRES PRENATALES   peut aider à expliquer l’infertilité chez les adultes ayant été :

Un bébé non désiré : ses parents n’ont pas planifié la grossesse,  son existence n’a jamais été imaginée et il n’a pas pu avoir sa place légitime dans l’utérus. Parfois, il s’agit d’une conception acceptée avec le temps.  Parfois, c’est une non acceptation à vie avec les empreintes qui se gravent pour longtemps.  Comment donner la vie à son tour ?

Un bébé fille à la place d’un garçon: l’un des deux parents ou les deux voulaient un garçon. Ils le désiraient tellement qu’ils  étaient certains d’en attendre un. La chambre de garçon était prête, les vêtements achetés. Mais c’est une fille qui est née.  Trouver ses repères, être soi-même, devenir femme puis mère n’est alors pas toujours évident.

Un bébé né après un bébé ou un parent mort : en remplacement de l’enfant mort ou pour remplir le vide laissé par un parent décédé, ce bébé doit pouvoir se construire indépendamment de ceux qui sont partis.  De grandes responsabilités qui pèsent sur lui marquent sa vie jusqu’à la question de la parentalité.

Un bébé utilisé : Un bébé qui est une solution au problème de couple, qui sert  à  résoudre les conflits intérieurs de la mère ou qui est un moyen pour ses parents d’atteindre leurs objectifs, est un bébé instrument.  En font partie des bébés nés après les enfants décédés ou des interruptions de grossesse dont les parents non pas fait le deuil.

Un bébé né dans l’angoisse : un embryon dont la mère vit une peur consciente ou inconsciente, interprète cette  émotion de diverses façons. La stérilité peut naître chez une femme-bébé ou un homme- bébé dont les générations précédentes ont vécus des drames,  des morts de bébés ou autres tragédies.

Dans ces  grands groupes d’enfants on distingue: les bébés abandonnés, les bébés survivant à la tentation d’avortement, les bébés nés sans prénoms, les bébés de mère malade, les bébés de la guerre, les bébé orphelins de leur jumeaux  et bien d’autres bébés portant des responsabilités qui ne sont pas les leurs,  croyant devoir adopter des rôles qui ne leurs appartiennent pas.

DEUX GRANDES ODYSSEES DE LA VIE

LA CONCEPTION
Naturelle,  médicalement assistée (PMA), avec ses propres gamètes ou grâce au don d’ovocytes ou de sperme,  dans son ventre ou celui d’une autre femme, la création d’un être humain n’a pas les mêmes échos dans la future vie.
Selon la façon, l’endroit et les raisons pour lesquelles un bébé a été conçu, son désir et projet d’être parent se dessine/ se décide.

L’ACCOUCHEMENT
C’est le moment ou une première partie de la vie se termine pour qu’une autre partie commence. Selon la manière dont les bébés naissent, leur vie peut prendre tel ou tel chemin, et la  future fécondité se décider. La décision d’un fœtus de naître n’est pas banale. C’est pour lui, rompre les liens  de dépendance totale qui l’unissaient avec sa mère. Certains bébés n’ont pas la possibilité de prendre cette décision ni de la faire respecter. Arrachés du ventre par césarienne, sortis violemment aux forceps, ils ne peuvent plus choisir de venir dans ce monde au moment auquel ils ont décidé de le faire.  Des « pensées (ressentis) » très diverses passent par leur tête (corps) liés à cette épreuve de force.

Plus tard, dans leur vie d’adulte, de complexes mécanismes inconscients peuvent alors induire une impossibilité de concevoir un enfant soi-même sans qu’une angoisse ou  qu’un blocage  physique soient évidents.

Et entre-temps…

LES 9 PREMIERS MOIS POUR CONSTRUIRE UNE VIE

1er mois
C’est le mois ou l’embryon choisit sa place dans l’endomètre. L’ovule fécondé auparavant par le spermatozoïde se sépare en deux parties. La première sera l’embryon, la deuxième sera le placenta.

2e mois
Le fœtus est capable de bouger. Le cœur bat et la colonne vertébrale se dessine. Les orbites des yeux commencent à apparaître.

3e mois
Le fœtus décide maintenant de son futur sexe.  Soit, il reste féminin, soit il devient masculin. Les appareils digestif et respiratoire se mettent en place.  Ce dernier ressemble à celui d’un poisson. D’ailleurs, il évolue dans un milieu aquatique. Se met aussi en place la création du pancréas qui sera le chef d’orchestre de la digestion. C’est lui qui sera responsable de la régulation de tous les éléments liés à la nourriture.

4e mois
Formation du système rénal et perfectionnement du système glandulaire notamment du thymus qui relie totalement le fœtus à sa mère.

5e mois
La mise en place des neurones, la fabrication du surfactant qui lubrifie des alvéoles pulmonaires afin qu’elles se déploient au moment de la naissance. Production de l’hormone antidiurétique favorisant la croissance.

6e mois
Le système respiratoire est en place.

7e mois
Le bébé est viable. C’est justement l’âge des grands prématurés. L’oreille interne permet au bébé de réagir aux sons extérieurs. Il reconnaît les voix de ses parents ainsi que tout leur univers sonore. A ce stade, certains sons peuvent angoisser ou énerver le bébé et d’autres, l’apaiser.

8e mois
C’est le mois où le bébé est censé se retourner. Il engage sa tête vers la sortie. Certains bébés ne sont pas encore prêts à ce stade. On a l’impression qu’ils n’ont pas envie de prendre la décision de commencer  leur vie extérieure. Dans ce cas, soit, ils se présentent en siège, soit de côté. Cette absence de décision de naître leur coûtera une naissance violente : forceps, césarienne, déclenchement.  C ‘est une naissance dont ils n’ont pas décidé ou dont ils ont eu peur. Dans les deux cas, cette sortie difficile aura un impact sur leur vie.

9e mois
Le bébé n ‘est plus dans l’obscurité, il doit affronter un autre monde pour une autre vie.

Durant toute cette période de la gestation, le bébé n’est pas capable de réfléchir ni d’analyser les choses. Il est un ensemble de cellules. Et en tant qu’organisme formé de cellules, il enregistre ses sensations ainsi que celles de sa mère dans les noyaux de ses cellules comme sur un disque dur. L’adulte que nous sommes, est constitué de ces sensations primitives. Mais, au delà de l’enregistrement, un foetus est aussi en mesure de réagir. Comme pour y répondre, il réagit par les émotions et les tensions corporelles au vécu de sa mère. Il peut alors être tendu, bloqué. Comme il peut être relâché et serein.  Toutes ses sensations seront redondantes dans sa future vie d’adulte. Si elles sont traumatisantes et douloureuses, elle resurgiront sous forme de réactions psycho-corporelles inconscientes ou conscientes mais toujours limitantes.

Une future maman ou un futur papa prend sa source dans ses anciens vécus. Ses derniers lui peuvent lui rendre la tâche facile et évidente ou bien l’empêcher de devenir parent à son tour.